Les Lions de la Téranga ont ouvert leur campagne en Coupe du monde 2026 avec une défaite 3-1 face à la France, mardi au MetLife Stadium. Malgré ce revers, les hommes d’Aliou Cissé ont montré des signes encourageants face à une équipe tricolore solide.
Dernier résultat : Belgique 3-2 Sénégal (2026-07-01).
Que s’est-il passé sur la pelouse ?
Didier Deschamps n’a pas mâché ses mots après le match. Le sélectionneur des Bleus a pointé du doigt la qualité du gazon du MetLife Stadium, où les fibres d’herbe, très courtes à cause d’une dalle en béton sous-jacente, ont perturbé le jeu. « Elle est différente. Il faut s’habituer. Le fait qu’il y ait une dalle en béton en dessous fait que les fibres de l’herbe sont très courtes. Le rebond est différent et la pelouse change en fonction de son arrosage », a-t-il expliqué en conférence de presse. Les joueurs français ont partagé ce constat. Adrien Rabiot a été particulièrement cinglant : « La pelouse… je ne sais même pas si on peut appeler ça comme ça. Cela ressemble plus à un synthétique assez dur, rigide. » Bradley Barcola, auteur d’un but, a été plus mesuré : « La pelouse, c’est vrai qu’elle n’est pas top, mais elle n’est pas si catastrophique que ça. »
Pourquoi cette pelouse pose problème pour le Sénégal ?
Aliou Cissé et ses hommes n’ont pas eu le temps de s’adapter à ce terrain atypique. « Certains joueurs avaient déjà joué la Coupe du monde des clubs ici, mais s’il n’y a pas une bonne épaisseur de terre, c’est différent », a souligné Deschamps. Les Lions, qui n’ont pas pu s’entraîner sur place avant le match, ont dû ajuster leur jeu en urgence. Un défi supplémentaire pour une équipe déjà en reconstruction après sa défaite face à la Belgique. La pelouse du MetLife, déjà critiquée lors de la Coupe du monde des clubs, semble devenir un sujet récurrent pour les équipes africaines. Les Lions devront désormais se concentrer sur leur prochain match contre l’Irak au Lincoln Financial Field de Philadelphie.
Quel impact sur la suite du Mondial ?
Les Bleus ne retrouveront pas le MetLife Stadium pour leur phase de groupes. Ils affronteront l’Irak puis la Norvège dans des stades plus conventionnels. Pour le Sénégal, l’enjeu est double : digérer cette première défaite et s’adapter à des terrains qui ne leur sont pas familiers. La Fifa devra peut-être revoir ses critères de sélection des pelouses pour les prochains matchs. En attendant, les Lions de la Téranga restent sous pression avant leur deuxième rencontre. Leur forme récente (2 victoires, 3 défaites sur les cinq derniers matchs) ne leur laisse aucun droit à l’erreur.
Sénégal Hub